Bon d'accord, je ne fais pas que peindre...
Je fabrique ou détourne des objets (machines à laver d'occasions, peintures provençales, ventilateurs, livres, etc..) Je les signe OP. (Œuvre Perdue ; Objet Possible, et réciproquement), je fais ensuite "disparaître"ces objets, je les disperse. Des objets dont on ne sait pas s'ils sont des œuvres, ils sont donc dispersés quelque part sur la planète. La signature OP les classe dans des objets de nature artistique.
Des traces des oeuvres dispersées (photos, documents, etc...) sont visibles et exposées en galerie, on peut acheter ces traces d'objets mais pas les objets eux-même.
J’ai crée un tampon O.P. et des autocollants O.P. J'ai fait une série limitée de ces objets O.P. et j’exposerai ensuite le tampon coulé dans un cube de résine. Les autocollants seront en vente pour faire des faux « THIAULT »
Le boomerang : (Oeuvre réalisée en 2006) titre : le retour
Je réalise un boomerang signé O.P. Ensuite (grâce à des amis en voyage) il sera déposé dans le Bush Australien, et pris en photos. En galerie on voit une photographie du boomerang là où il se trouve (Australie) et une chute de bois dans laquelle il a été réalisé . L'objet ainsi menacé (inondations, termites,..) est la partie physique de l'oeuvre (une partie physique accessible (la trace du bois et la photographie d'Australie) et une partie physique inaccessible, pleine et réelle(le boomerang lui-même). Il en reste la trace en galerie. Le collectionneur peut acheter les traces exposées en galerie ou vouloir retrouver l'oeuvre signée.

Les machines à laver d'occasion : (oeuvre disponible sur demande...)
Je vends des machines à laver d’occasion par petites annonces, elles sont signées. (« vds machine à laver signée,O.P, tb état… ») Ce sont des œuvres installées chez les particuliers qui les utilisent pour leur valeur d’usage. En galerie on voit une page du journal de petites annonces avec, entourée en rouge l'annonce de la machine signée; On peut acheter le papier exposé (trace) mais aussi la machine à laver. Il faut pour cela retrouver l’acquéreur de ma machine à laver signée, il vous faudra le convaincre de vous la revendre (essayez de proposer trois fois le prix d’achat), s’il accepte, vous posséderez une pièce rare signée O.P
Les peintures provençales (bateaux à quai, champs de lavandes)
Je fais ça aussi avec des peintures à l’huile (champs de lavande et bateaux à quai) signature O.P. au dos du tableau. Après avoir retourné tous les tableaux des galeries de peinture provençale, comment convaincre quand on l’aura trouvée qu’il s’agit d’une œuvre conceptuelle, d’un « THIAULT ».
Je suis sculpteur :
Certains travaux que je vous ai présentés ( les machine à laver d'occasion) n’existent pas mais vous avez imaginé cette oeuvre: Mon vrai travail consiste aussi à sculpter certaines œuvres uniquement dans votre tête. Mais là encore vous ne pouvez pas les acheter puisqu’elles sont « seulement » dans votre tête. Il vous appartient de me contacter pour activer ce projet réellement, ainsi vous serez responsable de la création de mes œuvres et propriétaire ou pas de l’une d’entre elles. Le collectionneur veut-il acquérir une trace matérielle de ce travail ou pense t-il qu’il la possède dans sa tête ? Posséder est la question.
LA SÉRIE DES OBJETS O.P.
L'objet est perçu soit pour sa valeur d'usage directement (l'objet utile), soit pour sa dimension artistique par un collectionneur (l'objet d'art). Celui qui possède une oeuvre d’art ne sait pas que ç’est une oeuvre (l'objet utile), et celui qui sait que c’est une oeuvre ne sait pas comment la posséder...
L’œuvre d’art flatte notre intelligence et notre rapport au monde, elle peut prendre des formes physiques variées, elle peut aussi ne pas en avoir. C’est contestable et je m’en réjouis. Didier thiault
MES ECRITS ( c’est comme la peinture)
(J’ai des grands formats (romans) mais ce n’est pas le lieu idéal)
Pour mourir discrètement il n’y a pas de recettes. On peut toutefois éviter d’en parler, c’est déjà bien. Evitez donc les phrases du genre : “ je crois que je vais mourir ”, même si c’est juste avant de toucher le sol. Arrangez vous aussi pour que ce soit un dimanche quand il n’y a personne en centre ville. Oui, mourir en terrain vague C’est prétentieux et arriviste.
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Je vais me rajouter des doigts sur la main, c’est pour mon psychanalyste : Il ne va pas très bien en ce moment. Peut-être qu’il ne le remarquera pas tout de suite, ça n’en sera que mieux... Je les prendrai sur l’autre main.
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Une enveloppe serre un papier qui pousse de toutes ses forces. Il veut ressortir, il la déforme et elle se gonfle; c’est la digestion qui commence, lorsqu’elle s’ouvrira, il sera trop tard.
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Plier un oeuf, c’est mal. En plus on n’y arrive pas du premier coup.
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Je n’ai jamais eu la patience de mourir de bonne heure, me confiait un ami nombriliste. Cette pensée devait logiquement disparaître à la faveur d’une catastrophe naturelle, c’est le principe des priorités.
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Mon ami nombriliste à survécu, il est revenu de la catastrophe naturelle. Là-bas, il a vu un nombre incroyable de gens mourir de bonne heure. Il n’a pas eu la patience de les compter, m’a-t-il dit. Il a rajouté pour se justifier : Et puis on ne compte pas les morts, c’est un principe
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J’ai bientôt un souvenir... Et si le temps s’y prête, je n’aurai même pas besoin de l’entretenir pour qu’il revienne me faire chier à l’occasion.
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Cuisse de poulet au repos derrière des mégots. Il reste des mots et le vin. La nuit. Toi.
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Une priorité c’est d’avoir un ami nombriliste qui ne compte pas.
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Pouvoir se plier. C’est tout de même curieux. Comme ça ! Sans virgule ni point..
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La pluie tombe sur les morts. Tombe au loin encore, tombe le canon. La croix, rouge les vivants et s’en va. Tombes, la pluie !
Je suis conscient de mes limites; je me contenterai donc ce matin, de piétiner méthodiquement quelques fourmis diabétiques. J’en ai mare que mon sucre, han! soit han! han! soit, mmtiens ! Et toi, tu vas où comme ça Mmmmmlà....AHaaa !...Café ! Je suis conscient de mes limites.
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J’éternue volontiers sur un chauve, c’est une question d’honnêteté...
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Les fourmis diabétiques...Elles reviennent ! Puisque c’est une question d’honneur, je me défendrai jusqu’au dernier. Han ! Han ! MMMlàà ! Han! Han ! Eh merde...
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Bonjour, je voudrais du sucre... Dites, vous êtes sacrément arrangé, vous êtes sûr que ça va ? Oui oui, c’est rien, du sucre monsieur...S’il vous plaît (Je suis pris en otage) Comment ? Je suis pr...Je vous doit combien ?
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La moisissure du mouvement ne vient pas du renoncement, non. C’est une lucidité organique qui apparaît souvent après une longue simulation de l’enthousiasme social. Elle est parfois accompagnée d’une suffisance non contagieuse et indolore. La culture de cette moisissure se fait en un milieu clos et stérile, dépourvu de toute stimulation pathogène.
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Le matin en me levant, je suis tenu de saluer bien bas chacune de mes adoratrices du sucre. Les fourmis diabétiques sont susceptibles et sensibles au protocole. Cette activité de séquestré s’achève au couché du soleil, ce qui me laisse juste le temps de leur préparer un bon repas... Han ! Han !... Je sais, il y aura enquête, mais j’ai un alibi. Il ne faudrait pas me prendre pour un Pote à sucre.
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Pour tenir un cône, il faut du temps. J’ai longtemps refusé de me livrer à ce genre de démonstrations géométriques civiles. On a tous en mémoire l’affaire des cylindres égarés.
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La suspension des ours tachetés sera exécutée sans assistants ni préparation des lancers. C’est en raison d’une restriction budgétaire qu’on limitera également le temps de suspension à la moindre grimace ou air idiot des dits ours. Les chutes ne seront pas spectaculaires pour les mêmes raisons.
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J'ai facilement du ventre. Cette année est une année à ventre. L’année passée c’était une année à oreilles.
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Vélo qui boude ne chaîne plus. C’est un principe boyau.
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Les questions-piège n’attraperont jamais des réponses en liberté. C’est pour cette raison que les réponses d’élevages connaissent un tel succès.
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Vous aimez franchir les clôtures, c’est votre côté vache qui rit. Mais dites-vous qu’il y aura toujours un homme à tête de sanglier avec une logique de locomotive assermentée pour vous galonner l’esprit et vous gesticuler le mot "Procès Verbal" les yeux écarquillés par le civisme pédagogique. "Procès Verbal". Un mot qui arrivera dans sa rhétorique comme une gare terminus du code civil. Et sur ce bon mot, l’homme-sanglier — dentition au repos, mâchoire inférieure avancée — sortira son stylo à bouton poussoir. Et c’est là que, bouche ouverte devant le carnet à souche, vous repenserez à l’homme à tête de léopard, celui qui vous tricotait un pull, avant que vous n’arriviez dans son compartiment.
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Comment arriver en bas d’une page lorsqu’on écrit ? Le mieux est encore de ne pas regarder en bas
Fitness, montres étanches, et samedis soirs
la lenteur ne me concerne pas, pas plus que l’accélération ou la modération. Cela ne veut pas dire que je suis rapide, idiot ou excessif... non. Je ne suis rien.
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Tu glisses timidement vers la fin. Vas ! Tu verras...
Elle porte bien ton “ non ! ”
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L'émotion ne me fait plus rire. J’ai tout vendu. D’occasion, ça s’écoule toujours. C’est comme un premier jour qui cache le dernier, c’est une question de présentation...
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Trouver l’emplacement de la croix pour les défunts, c’est une façon comme une autre d’occuper son électrocardiogramme : une question d’intervalle.
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Des rires d’enfants rebondissent sur le temps de cuisson. Le silence des pâtes. Et puis plus rien. Manuel d’instructions de la disparition. le temps de cuisson glisse sur une voiture qui ne s’arrête pas. Juste une bosse. Le choc. Efficace. Chemin qui bleu la route avec ma passoire... Bosse, c’est pourtant simple, c’est physique. Mecanique la vie et tire toi. Jusqu ’au prochain détruire selon les pointillés. Avec joie... “ Du jus s’il te plaît papa ”... Vélo en fleur, c’est jour de fête mon ange. Le blanc musique ta durée. Les broies continuent le travail... Je te porte. Encore. Dans mes bras. Dans mon cou. Et tu riras toujours plus fort que la mort.
Ménage et toi
Un produit à vitre c’est incontestable et profond. J’en parlais encore hier. Putain qu’est-ce que j’ai pu en tuer des passions avec ça
Pour faire plaisir à un bouquet de fleurs, offrez lui une femme; et n’oubliez pas de Changer la robe de temps en temps. L’ennui avec les femmes c’est que ça ne dure pas disent certains. N’en tenez pas compte, une femme ça fait toujours plaisir.
Il est l’homme. Assis à une terrasse de café, il attend. Une tempête est en lui, puissance incontrôlable, plaisir inabordable. Océan qui gronde, imprévisible et dominateur., Dentelles affolées sur une table renversée, , Violence et basculements , anéantissements nocturnes. Il attend la femme, il l’attend. Mais la voilà qui arrive, elle est en retard, et devant elle maintenant, il ressemble à un petit verre d’eau qui va... Oh pardon !... Ce n’est rien.
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La beauté ne suffit pas pour expliquer la beauté. Il faut du temps... C’est à cette condition qu’elle devient inexplicable.
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J’étais pourtant sûr de te rappeler de moi. Tu as dû m’oublier sans en faire une mémoire, crois moi, je ne m’en miroir pas. Ce serait mal me reconnaître.
. C’est ton anniversaire aujourd’hui, femme-tigre. Jungle toi
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J’ai vu la timidité. Elle était jeune, ne me quittait pas du regard comme si j’étais quelqu’un, ses mains essayaient entre elles de dénouer les obligations stupides, celles qui durent... Ses mots avaient toujours de l’avance sur le vide. Elle me récitait son malaise et je la trouvais belle. Mais elle m’avait mis loin, si loin... J’étais devenu loin, sans m’en apercevoir.